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Idées d'investissement à envisager en 2026

Maclear comparé à un compte d'épargne bancaire

Caractéristique Maclear (créances de prêts P2P) Compte d'épargne / dépôt bancaire
Minimum pour commencer 50 € sur le Marché Primaire (30 € sur le Marché Secondaire) Variable selon le fournisseur
Frais pour l'investisseur Aucun frais pour les investisseurs Variable selon le fournisseur ; des frais de compte ou de gestion peuvent s'appliquer
Fréquence des revenus Paiements d'intérêts mensuels Intérêts généralement crédités périodiquement, selon la banque
Capital Remboursé à la fin de la durée du prêt Capital généralement préservé, sous réserve de la banque et de toute limite applicable
Rendement cible Rendement cible/potentiel jusqu'à 16,5 % TAEG, soumis au risque de l'emprunteur et à une possible perte en capital ; taux moyen de 14,5 % sur les prêts listés Taux fixé par la banque, généralement modeste
Durée 6 à 36 mois Accès instantané ou durée fixe déterminée par le fournisseur
Devise Euro Variable selon le fournisseur
Notation de crédit/emprunteur Notation interne AAA–D ; ne constitue pas un conseil en investissement Non applicable
Garantie Détenue par un Agent de Garantie avec contrôle juridique ; la liquidation n'est pas immédiate Non applicable
Fonds de provision Peut couvrir des retards temporaires d'intérêts ; n'est pas une assurance et ne garantit pas le remboursement du capital Non applicable

Données Maclear à jour en 2026. Ceci n'est pas un conseil en investissement ; le capital est à risque, y compris une perte totale possible.

Une allocation P2P est un complément de portefeuille (environ 10 %), et non un substitut aux instruments à faible risque.

Fonctionnement de l'investissement et facteurs de réduction du risque

  • Vous achetez une créance cédée sur un prêt professionnel sélectionné ; l'emprunteur signe le contrat de prêt avec la plateforme, et vous signez un contrat de cession.
  • Les intérêts sont versés mensuellement tant que le prêt est performant, et le capital est restitué à la fin de la durée, plutôt qu'en plusieurs versements.
  • La note de risque AAA–D est un indicateur standardisé pour comparer les projets, et ne constitue pas un conseil en investissement ; il convient de la considérer avec la situation financière de l'emprunteur, l'objet du prêt et la structure de remboursement.
  • La garantie est détenue par un Agent de Garantie avec contrôle juridique, et le ratio prêt/valeur est affiché pour plus de transparence, sans garantie que l'exécution soit rapide ou complète.
  • Le Fonds de Provision peut absorber certains retards temporaires d'intérêts, mais il ne s'agit pas d'une assurance et il ne garantit pas la récupération de tous les intérêts ou du capital.
  • Le capital est à risque, y compris une perte totale possible ; la diversification entre les emprunteurs et l'examen indépendant de chaque projet restent de votre responsabilité.

Meilleures façons d’investir son argent en Europe : construire un portefeuille diversifié

La meilleure façon d’investir son argent en Europe n’est généralement pas de sélectionner un seul produit affichant le rendement le plus élevé. Une approche plus durable consiste à combiner plusieurs actifs, chacun remplissant un objectif spécifique.

Les liquidités et les dépôts à court terme offrent de la liquidité. Les obligations peuvent apporter stabilité et revenus prévisibles. Les actions diversifiées offrent un potentiel de croissance à long terme. L’immobilier peut générer des revenus locatifs ou une exposition à des actifs physiques. Le prêt participatif (P2P) peut ajouter des prêts d’entreprise à taux fixe au portefeuille.

La combinaison appropriée dépend de l’horizon de placement, de la stabilité des revenus, des besoins de liquidité, de la résidence fiscale et de la capacité de l’investisseur à absorber des pertes. Aucune allocation ne peut éliminer le risque, mais la diversification réduit la dépendance à une entreprise, un emprunteur, un secteur, un pays ou un scénario de marché.

Commencez par votre base financière

Avant de choisir des investissements, les investisseurs doivent définir leurs objectifs et leur capacité financière.

La tolérance au risque décrit le niveau de confort d’une personne face à la baisse de valeur de ses investissements. La capacité de risque est plus importante : elle mesure si l’investisseur peut absorber une perte sans annuler des projets essentiels, emprunter de l’argent ou vendre à un moment défavorable.

Un investisseur peut se sentir à l’aise avec la volatilité des marchés mais avoir une capacité de risque limitée si l’argent sera bientôt nécessaire.

Horizon de placement

La durée prévue de l’investissement détermine les actifs appropriés.

L’argent destiné à des dépenses à court terme, des impôts, des urgences ou un achat planifié devrait généralement rester dans des instruments liquides. Les actions, obligations à long terme, investissements immobiliers et prêts d’entreprise peuvent perdre de la valeur ou devenir difficiles à vendre lorsque l’argent est requis.

Le capital destiné à la création de richesse à long terme peut généralement tolérer plus de volatilité. Un horizon plus long laisse aux actions diversifiées et autres actifs de croissance le temps de se remettre de baisses temporaires.

Réserve d’urgence

L’investissement devrait généralement commencer après la constitution d’une réserve d’urgence liquide. Cet argent doit rester accessible et ne pas dépendre de la vente d’investissements, de la recherche d’un acheteur sur un marché secondaire ou de l’attente du remboursement d’un prêt.

La réserve appropriée dépend des dépenses de l’investisseur, de la stabilité de l’emploi, de la couverture d’assurance et des obligations familiales.

Dette coûteuse

Le remboursement de dettes à coût élevé peut offrir un avantage financier plus fiable que la prise de risque d’investissement. Le rendement d’un investissement est incertain, tandis que les intérêts sur une dette en cours sont contractuels.

Les investisseurs doivent donc comparer le coût de leur dette au rendement net réaliste attendu d’un investissement après frais, pertes et impôts.

Liquidités et produits d’épargne

Les liquidités ne sont pas conçues pour générer des rendements élevés à long terme, mais elles remplissent plusieurs fonctions essentielles :

— couvrir les urgences ;

— financer des achats à court terme ;

— réduire la nécessité de vendre des investissements lors d’un repli ;

— fournir du capital pour de futures opportunités ;

— stabiliser le portefeuille global.

Le principal risque est la perte de pouvoir d’achat. Lorsque l’inflation dépasse les intérêts gagnés sur les liquidités, leur valeur réelle diminue.

Les investisseurs doivent comparer comptes courants, comptes d’épargne et dépôts à terme selon les taux d’intérêt, les conditions d’accès, les pénalités de retrait, la devise et l’établissement financier détenant les fonds.

Les liquidités doivent avoir un objectif. En détenir trop peu crée un risque de liquidité, tandis qu’en détenir trop peut limiter la croissance à long terme.

Obligations et investissements à revenu fixe

Les obligations permettent aux investisseurs de prêter de l’argent à des gouvernements ou des entreprises en échange d’intérêts et d’un remboursement à l’échéance.

Elles sont souvent considérées comme plus défensives que les actions, mais comportent tout de même des risques.

Risque de taux d’intérêt

Les obligations existantes peuvent baisser en valeur de marché lorsque les taux d’intérêt augmentent, car les nouveaux titres offrent des rendements plus attractifs. Les obligations à plus long terme sont généralement plus sensibles aux variations de taux que celles à court terme.

Un investisseur qui détient une obligation individuelle jusqu’à l’échéance peut être moins préoccupé par les fluctuations temporaires, tant que l’émetteur reste solvable. Un fonds obligataire, cependant, détient et remplace continuellement des titres et n’a pas de date de remboursement fixe.

Risque de crédit

Les investisseurs en obligations d’entreprise dépendent de la capacité de l’émetteur à honorer ses engagements. Les entreprises aux finances plus fragiles doivent généralement offrir des taux d’intérêt plus élevés pour attirer les investisseurs.

Un rendement plus élevé n’est donc pas un revenu gratuit. Il peut compenser une probabilité accrue de retards de paiement, de restructuration ou de défaut.

Risque de change

Un investisseur de la zone euro achetant des obligations libellées dans une autre devise est exposé aux fluctuations des taux de change. Même si l’obligation paie les intérêts attendus, les variations de change peuvent augmenter ou diminuer le rendement final en euros.

Les investisseurs peuvent utiliser des fonds obligataires diversifiés, mais ils doivent tout de même examiner la durée, la qualité de crédit, l’exposition en devise, les frais et les types d’émetteurs inclus.

Investir en actions diversifiées

Pour les investisseurs à long terme, les actions permettent d’accéder à la croissance des entreprises, aux bénéfices et au développement économique.

Sélectionner des sociétés individuelles nécessite une analyse et crée un risque de concentration. Les fonds diversifiés et les ETF UCITS permettent de détenir des actions de nombreuses entreprises via un seul instrument.

Cependant, détenir un fonds indiciel ne supprime pas toute concentration. Un indice pondéré par la capitalisation alloue plus d’argent aux plus grandes entreprises et marchés. Les investisseurs doivent examiner la composition géographique, sectorielle et monétaire plutôt que de se fier uniquement au nombre de lignes.

Exposition européenne et mondiale

Un portefeuille uniquement européen peut sembler familier et réduire une partie du risque de change, mais il exclut une grande partie de l’économie mondiale.

Un portefeuille mondial offre une exposition plus large à travers les pays et les secteurs, mais introduit des mouvements de devises étrangères et peut être fortement influencé par les plus grands marchés internationaux.

L’approche appropriée peut être une combinaison réfléchie d’exposition européenne et mondiale plutôt qu’un engagement total envers l’une ou l’autre.

Investissement en dividendes

Les actions à dividendes peuvent fournir un revenu régulier, mais un rendement en dividendes élevé n’est pas automatiquement attractif. Il peut résulter d’une baisse du cours de l’action ou d’une distribution non soutenable.

Les investisseurs doivent examiner :

— le flux de trésorerie disponible ;

— la rentabilité ;

— la dette ;

— la couverture du dividende ;

— l’historique des paiements ;

— la concentration sectorielle ;

— les retenues à la source.

Le rendement total inclut à la fois les dividendes et l’évolution du cours de l’action. Une entreprise versant un dividende important peut tout de même générer un résultat négatif si son activité se détériore.

Exposition aux petites capitalisations et aux valeurs décotées

Les petites entreprises et les actions de type « value » peuvent diversifier un portefeuille dominé par de grandes multinationales. Elles peuvent aussi être plus volatiles, moins liquides et plus dépendantes des conditions de financement.

Ces catégories sont généralement mieux utilisées comme allocations mesurées que comme paris à court terme fondés sur la performance récente.

Prêt participatif (P2P) dans un portefeuille européen

Le prêt participatif permet aux investisseurs de fournir du capital d’emprunt à des entreprises et de recevoir des intérêts selon le contrat de prêt et l’échéancier de remboursement.

Contrairement à l’investissement en actions, l’investisseur ne participe généralement pas à la croissance illimitée de l’entreprise. Le rendement potentiel est limité par le taux d’intérêt convenu. En échange, les paiements peuvent être plus prévisibles si l’emprunteur respecte ses engagements.

Le rendement utile n’est pas simplement le taux annuel affiché. Les investisseurs doivent prendre en compte :

— les défauts d’emprunteurs ;

— les retards de paiement ;

— les frais de plateforme ;

— la fiscalité ;

— les fonds non investis ;

— la liquidité ;

— les coûts de recouvrement ;

— la conversion de devises si applicable.

Le prêt participatif peut compléter les actions et obligations car ses rendements proviennent des remboursements de prêts d’entreprise plutôt que des fluctuations quotidiennes du marché boursier. Cependant, il introduit des risques liés à l’emprunteur, à la plateforme, à la garantie et à la liquidité.

Investir via Maclear

Maclear permet aux investisseurs de financer des projets d’entreprise en euros. Avant d’investir, les utilisateurs peuvent examiner le profil de l’emprunteur, le taux d’intérêt proposé, la durée du prêt, le Score de Risque, la structure de remboursement, la garantie et le ratio prêt/valeur (LTV) le cas échéant.

L’investissement minimum sur le marché primaire est de 50 €. Cela permet de répartir le capital entre plusieurs emprunteurs plutôt que de tout engager sur un seul projet.

Lorsqu’un investissement est confirmé, les fonds passent d’abord en statut « Réservé ». Les fonds réservés ne génèrent pas d’intérêts. Les intérêts commencent à courir après que le projet a atteint le statut « Financé » et que le prêt est transféré à l’emprunteur.

Les paiements sont ensuite distribués selon le calendrier de remboursement du projet.

Score de Risque Maclear

Maclear attribue aux projets un Score de Risque de AAA à D, basé sur des facteurs financiers, qualitatifs, de couverture et de liquidité.

Le score aide les investisseurs à comparer les projets selon un cadre standardisé, mais il ne doit pas remplacer une analyse indépendante. Les investisseurs doivent considérer la note en parallèle avec les finances de l’emprunteur, la garantie, l’objet du prêt, la durée, la structure de remboursement et le taux d’intérêt attendu.

Une note de risque plus faible ne garantit pas le remboursement. Un projet à risque plus élevé n’est pas automatiquement une bonne affaire simplement parce qu’il offre un taux supérieur.

Ratio prêt/valeur (LTV)

Le LTV compare le montant du prêt à la valeur estimée de la garantie.

Un LTV plus faible offre une marge plus importante entre le solde du prêt et la valeur déclarée de la garantie. Cependant, la garantie peut perdre de la valeur, être longue à faire valoir ou se vendre en dessous de son estimation initiale.

Les investisseurs doivent donc d’abord se concentrer sur la capacité de l’emprunteur à rembourser via l’activité normale. La garantie est un mécanisme d’atténuation du risque, pas un substitut à des flux de trésorerie durables.

Marché secondaire

Les investissements Maclear éligibles peuvent être proposés sur le marché secondaire avant l’échéance initiale du prêt. Le montant minimum de transaction est de 30 €.

Un vendeur peut devoir proposer une décote pour attirer un acheteur. Une vente dépend aussi de la demande du marché et n’est pas garantie. Les investisseurs P2P doivent donc être prêts à conserver les prêts jusqu’au remboursement plutôt que de compter sur une sortie anticipée.

Fonds de provision

Maclear maintient un fonds de provision destiné à couvrir les paiements d’intérêts programmés dans certains scénarios de retard de l’emprunteur.

Le fonds est un mécanisme d’atténuation du risque. Il ne garantit pas légalement que les investisseurs récupéreront tous les intérêts ou le capital. L’analyse de l’emprunteur et la diversification restent nécessaires.

Diversifier un portefeuille P2P

Détenir de nombreuses parts de prêts ne crée pas automatiquement une diversification significative. Un portefeuille peut comporter des dizaines de positions tout en restant dépendant d’un seul secteur, pays ou facteur économique.

Les investisseurs peuvent diversifier leur exposition P2P selon :

— les emprunteurs ;

— les secteurs d’activité ;

— les pays ;

— les durées de prêt ;

— les structures de remboursement ;

— les types de garanties ;

— les niveaux de risque.

Le montant investi auprès de chaque emprunteur doit également être pris en compte. Une position importante peut dominer le résultat même si le reste du portefeuille est bien diversifié.

Les outils AutoInvest peuvent aider à répartir le capital selon des critères prédéfinis, mais leurs paramètres nécessitent une révision périodique. L’allocation automatisée ne dispense pas l’investisseur de comprendre les projets sélectionnés.

Investissements immobiliers

L’immobilier peut être accessible via la propriété directe, des sociétés cotées, des fonds ou des projets de financement participatif.

Propriété directe

Détenir un bien immobilier donne à l’investisseur un contrôle direct mais crée une forte concentration. Le résultat peut dépendre d’un seul immeuble, locataire, quartier et juridiction.

Les rendements sont affectés par :

— le prix d’achat ;

— les coûts de financement ;

— le loyer ;

— les vacances locatives ;

— l’entretien ;

— l’assurance ;

— la fiscalité ;

— les frais de transaction ;

— le prix de revente final.

L’effet de levier accroît à la fois les gains potentiels et la pression financière. La hausse des coûts d’intérêts ou des vacances prolongées peut générer des flux de trésorerie négatifs même si la valeur à long terme du bien reste stable.

Investissements immobiliers cotés

Les sociétés immobilières cotées et les fonds immobiliers offrent un accès plus liquide à des secteurs comme le logement, la logistique, la santé, les bureaux, le commerce ou les data centers.

Leurs prix peuvent fluctuer quotidiennement et baisser lorsque les anticipations de taux d’intérêt changent. Les investisseurs doivent examiner la dette de la société, le calendrier de refinancement, le taux d’occupation, la qualité des locataires et le portefeuille immobilier plutôt que de se concentrer uniquement sur le rendement du dividende.

Financement participatif immobilier

Les plateformes de crowdfunding peuvent proposer des prêts, obligations ou actions liés à des projets de développement ou à des biens individuels. Ces structures impliquent des droits et risques différents.

Les investisseurs doivent examiner :

— la valorisation du projet ;

— le LTV ;

— la séniorité de l’investissement ;

— les risques de construction et d’autorisations ;

— la contribution du promoteur ;

— les frais ;

— la source de remboursement ;

— les hypothèses de refinancement ;

— la sortie attendue.

Les rendements et dates d’achèvement sont des prévisions. Les retards peuvent prolonger la durée de l’investissement et limiter l’accès au capital.

Or et matières premières

L’or est parfois utilisé pour diversifier les portefeuilles et réduire l’exposition au stress des marchés financiers. Il ne génère ni intérêts, ni dividendes, ni loyers, ni flux de trésorerie d’exploitation.

Pour un investisseur en euros, le résultat peut aussi être affecté par les variations de change lorsque le prix de l’or est coté à l’international.

Les investissements en matières premières peuvent inclure l’énergie, les métaux industriels, l’agriculture et les métaux précieux. Les prix réagissent à l’offre, la demande, les stocks, la météo, les décisions de production et les événements géopolitiques.

Ces actifs peuvent offrir une diversification, mais ils peuvent aussi être très volatils. Les investisseurs utilisant des produits cotés doivent comprendre si l’instrument est adossé physiquement, utilise des dérivés, comporte un risque d’émetteur ou engendre des coûts lors du renouvellement des contrats à terme.

Construire une allocation diversifiée

Il n’existe pas de portefeuille universel adapté à chaque investisseur européen.

Un portefeuille peut être divisé selon la fonction :

— liquidités pour les urgences et dépenses à court terme ;

— obligations de qualité pour la stabilité et le revenu ;

— actions diversifiées pour la croissance à long terme ;

— prêt participatif pour des revenus alternatifs de crédit ;

— investissements immobiliers pour l’exposition à des actifs réels ;

— matières premières ou or pour une diversification supplémentaire.

Les pourcentages appropriés dépendent de la situation de l’investisseur. Un investisseur avec des revenus stables et un horizon long peut détenir plus d’actions. Une personne qui prévoit de retirer du capital prochainement aura besoin de plus de liquidités et de produits à revenu fixe de courte durée.

Les actifs illiquides, y compris les prêts P2P et les projets immobiliers individuels, devraient généralement ne représenter que le capital pouvant rester engagé en cas de retard ou de conditions de marché difficiles.

Rééquilibrer le portefeuille

Les mouvements de marché font dériver les allocations. Une forte performance des actions peut rendre celles-ci beaucoup plus importantes dans le portefeuille que prévu. Une période de défauts ou de retards de paiement peut accroître la concentration P2P dans des prêts non résolus.

Le rééquilibrage périodique restaure la structure planifiée.

Les investisseurs peuvent rééquilibrer en :

— orientant les nouveaux apports vers les actifs sous-représentés ;

— réinvestissant sélectivement les remboursements ;

— réduisant les positions dépassant les limites définies ;

— réexaminant le portefeuille à intervalles fixes ;

— utilisant des fourchettes de tolérance plutôt que de réagir à chaque mouvement.

L’objectif du rééquilibrage est le contrôle du risque, non la prévision à court terme du marché.

Erreurs d’investissement courantes

Courir après le rendement le plus élevé

Un rendement affiché élevé reflète généralement un risque accru, une liquidité réduite ou une incertitude plus grande. Les investisseurs doivent comparer les rendements nets attendus après frais, retards, défauts et fiscalité.

Ignorer la concentration

Plusieurs investissements peuvent dépendre du même secteur, pays, groupe d’emprunteurs ou facteur économique. La diversification doit être évaluée selon le risque sous-jacent, pas seulement le nombre de positions.

Compter sur la liquidité anticipée

Les marchés secondaires peuvent avoir une demande limitée en période difficile. Les investissements doivent être choisis en supposant qu’ils devront être conservés jusqu’à l’échéance.

Investir sans comprendre la structure

Une action, une obligation, un prêt P2P, une note adossée à l’immobilier et une action de crowdfunding offrent des droits juridiques et économiques différents. Des rendements affichés similaires ne les rendent pas équivalents.

Surtrading

Les changements fréquents peuvent générer des frais, des conséquences fiscales et des expositions qui se recoupent. Une allocation écrite et un calendrier de révision peuvent réduire les décisions dictées par l’actualité ou la performance récente.

Ignorer la fiscalité et les coûts

Les intérêts, dividendes, plus-values et pertes d’investissement peuvent être traités différemment selon le pays de résidence de l’investisseur.

Les investisseurs doivent aussi tenir compte des frais de fonds, des commissions de plateforme, des coûts de change, des frais de retrait, des décotes sur le marché secondaire et des retenues fiscales.

Une séquence d’investissement pratique

Une approche disciplinée peut suivre ces étapes :

— constituer une réserve d’urgence ;

— rembourser les dettes coûteuses ;

— définir les objectifs et l’horizon d’investissement ;

— construire un noyau diversifié avec des actifs liquides ;

— ajouter le prêt participatif, l’immobilier ou les matières premières seulement si leurs risques sont compris ;

— fixer des limites de concentration ;

— investir régulièrement ;

— réviser et rééquilibrer périodiquement ;

— maintenir une liquidité suffisante hors des investissements à long terme.

Il n’existe pas un seul meilleur investissement pour chaque personne en Europe. L’objectif est d’attribuer à chaque actif un rôle clair, de contrôler la concentration et d’éviter de dépendre d’une seule entreprise, emprunteur, plateforme, pays ou issue de marché.

Avertissement sur les risques : Investir en actions, obligations, prêt participatif, immobilier et matières premières comporte des risques, y compris la perte possible du capital. Les rendements ne sont pas garantis et les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. N’investissez que des fonds que vous pouvez vous permettre de perdre.